Les céphalées (ou maux de tête)

Certaines formes de céphalées, comme la migraine, sont peu, voire pas du tout soulagées par la prise de médicaments, et elles deviennent vite handicapantes dans la vie quotidienne. L'ostéopathie peut trouver leurs causes et les traiter. Attention, certaines formes de céphalées nécessitent une prise en charge médicale urgente, ce sont :
Maux de tête
  • les céphalées post-traumatiques, qui surviennent immédiatement au moment, ou dans les jours suivant un choc au niveau du crâne. Elles justifient des examens complémentaires effectués en milieu hospitalier ou demandés par votre médecin traitant.
  • d'une manière générale, des céphalées inhabituelles par leur intensité ou les signes associés (vertiges, nausées apparaissant soudainement, amaigrissement, fièvre…), des céphalées d'installation brutale en coup de poignard, nécessitent des examens complémentaires au plus tôt demandés par votre médecin traitant.

Voici différentes formes de céphalées et leurs manifestions.

Les céphalées traitables en ostéopathie

L'ostéopathie peut éviter la survenue de façon durable d'un certain nombre de céphalées.

I. La migraine

Il s'agit d'une affection fréquente puisqu'elle touche 10 à 15% de la population. Elle se manifeste par des crises de céphalées récurrentes, sur une durée qui peut s'étaler de 4 à 72 heures. Elle peut souvent être soulagée par des anti-migraineux ou par la caféine.

Migraine
Les caractéristiques typiques sont :

  • la localisation unilatérale,
  • le caractère pulsatile (sensation de battement),
  • l'intensité modérée ou sévère,
  • l'aggravation par l'activité physique ordinaire
  • l'association avec nausées, photophobie (besoin de s'isoler dans le noir), phonophobie (ne supporte pas les bruits extérieurs).

On l'appelle migraine ophtalmique, lorsqu'un point lumineux intense s'étend du centre vers la périphérie du champ de vision, ou encore un point noir ou une vision floue.

Il existe également la migraine cataméniale, dont les caractéristiques de la douleur sont celles de la migraine, mais rythmée par le cycle menstruel, le plus souvent au moment de l'ovulation (autour du 14ème jour) et/ou en fin de cycle (du 25ème au 28ème jour).

II. L'algie vasculaire de la face

Elle touche essentiellement l'homme entre 20 et 40 ans. Elle se présente sous deux formes :

1. Les formes épisodiques (ou aiguës) :

Céphalées
C'est une céphalée qui débute au niveau de l'orbite, avec une intensité rapidement insupportable, à type de broiement, de brûlures. Elle est rarement pulsatile, en revanche elle irradie vers le front, la tempe, parfois le palais et même la mâchoire.

Elle reste toujours unilatérale et peut s'accompagner de larmoiement, d'obstruction nasale unilatérale ou de nez qui coule, de sudation de l'hémiface.

Il n'existe pas de troubles digestifs et les crises seront souvent répétées à horaire fixe, souvent nocturne ; leur durée sera brève (20 minutes à 2 heures).

Au contraire de ce qui se passe dans la migraine où le patient est prostré et souvent obligé à l'alitement, la douleur est volontiers aggravée par le repos et détermine des comportements de déambulation.

Dans cette forme, la céphalée se répète de façon quotidienne ou pluri-quotidienne, durant une période de quelques semaines avant de céder spontanément. Les périodes de crises se répètent une ou deux fois par an.

On peut obtenir de bons résultats avec un traitement ostéopathique, aussi bien en période de crise qu'en dehors.

2. Les formes chroniques

Les crises sont identiques à celles de la forme épisodique mais il n'existe pas de période de rémission ou celles-ci sont brèves (inférieure à 14 jours). Les formes chroniques sont en général suite à une forme épisodique, mais peuvent parfois être inaugurales.

La douleur sera congestive, touchant un territoire diffus, et le plus souvent unilatérale.

Il n'existe pas de position antalgique, elle est diminuée par la mastication, et elle est très sensible au chaud, comme au froid.

III. Les céphalées de tension

Particulièrement fréquentes, elles représentent environ 50% de l'ensemble des céphalées. Vous ressentirez une sensation de picotements et/ou une impression d'étau. Elles pourront être d'intensité très variable : parfois intolérables, parfois très bien supportées ; diffuses ou au contraire représente une petite zone ; Elles se retrouveront principalement à l'arrière de la tête, représentant la fameuse douleur en « casque ».

Ces céphalées pourront durer de quelques minutes à quelques jours, et être présentes de quelques jours par mois à quasiment tous les jours. Elles s'accompagneront quelques fois de nausées, vomissements qui soulageront le mal de tête, de palpitations, d'insomnie et/ou de sueurs.

IV. La congestion postérieure ou générale

Ce sera typiquement la migraine du week-end ou lors des vacances, avec une sensation de « tête pleine », qui donnera une douleur diffuse, plutôt derrière la tête, qui réveille en fin de nuit et diminue au lever. On pourra avoir également des nausées associées.

Les autres céphalées

Elles seront secondaires à certaines pathologies ou événements qui nécessiteront une prise en charge médicale au plus tôt. On distinguera, entre autres :

1. Les céphalées dues aux médicaments

Un certain nombre de médicaments peuvent induire des céphalées ; le diagnostic gagne à être reconnu car le patient guérit totalement à l'arrêt de l'exposition.

2. Les céphalées d'origine ophtalmique ou ORL

On retrouve le glaucome, les anomalies de la vision ou de la convergence.